Une évaluation en cache une autre (partie 5).

30 décembre 2014

Evaluation

La classe est un lieu d’activité sociale et non uniquement un lieu de passation du savoir. Il ne s’agit en aucun cas d’un sanctuaire où, par magie, les faits sociaux seraient mis entre parenthèses. Du coup, il est très délicat de mesurer et établir la frontière entre ce qui relève du savoir-faire et du savoir-être. Faire un exercice, savoir faire un exercice, comprendre un exercice, peuvent-ils être impactés par une mesure sur le savoir-être face à l’exercice ? L’évaluation d’une attitude doit-elle être additionnée à une évaluation sur les autres savoirs ? La moyenne des évaluations de mon élève a-t-elle un sens si j’ajoute, à celle-ci, une mesure sur son comportement social ?

Dessin 9

Combien d’enseignants ne minorent pas les notes d’élèves en fonction du comportement ? Mais alors, est-il juste de dire par la suite que cet élève est en difficulté si je mélange toutes les mesures ? Les permis à points et autres sanctions (comme les bons points dans le temps) sont monnaie courante dans les salles de classe. Ils sont un moyen de pression pour garantir l’autorité de l’éducateur. Mais ne serait-il pas judicieux de séparer les savoir-être (comportement sociaux) des savoirs et savoir-faire ? Tout enseignant honnête s’accordera à dire que pour un élève agité, une note sur le savoir-faire est minorée, alors qu’un autre élève calme et silencieux ne verra pas sa note majorée. L’enseignant expliquera en ce cas que l’élève « est gentil mais faible ». Il ne proposera pas d’élever la note de l’élève qui « ne perturbe pas son cours ».

Dominique Moreno (Dumè)

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